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Villes intelligentes : Ville de Québec

La seule chose que je veux savoir quand on me présente un projet informatique, c’est combien de postes je peux couper.
Régis Labeaume, maire de Ville de Québec

 

Québec a fait sa première démarche vers la ville intelligente en 2008, en répondant à la demande de Lévis de partager le système de paye et de gestion des ressources humaines en place à Québec. Deux ans plus tard, Sherbrooke s’est jointe à ce partage. En 2011, par l’initiative de Québec, un réseau de fibres optiques a été installé entre Lévis, Québec, Sherbrooke, Longueuil, Laval, Saguenay et Trois-Rivières, avec la collaboration du Réseau d’information scientifique du Québec (RISQ). En 2012, la Ville de Québec apparaissait dans les sept villes les plus intelligentes (Top 7) de l’International Community Forum (ICF). Elle était aussi, en 2012 et en 2014, parmi les 21 premières villes intelligentes au monde selon le palmarès de ICF.


Institut Technologies de l’information et Sociétés

Depuis 2009, l’équipe de l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) s’intéresse de près à la thématique des villes intelligentes et s’est positionnée comme un joueur clé dans ce dossier à Québec et au Québec. Reconnu par l’organisation d’événements (conférences et colloques) et par la collaboration à des projets de recherche et de développement, l’ITIS explore la thématique des villes intelligentes sous toutes ses facettes, sous l’angle de six filières d’excellence : e-Gouvernement, e-Business, e-Éducation, e-Développement durable, e-Santé et e-Culture et il appuie de nombreux chercheurs et regroupements de chercheurs de l’Université Laval.

En 2012, l’ITIS organise le colloque Villes intelligentes, villes durables, invitant pour une table ronde les grands joueurs d’optimisation numérique tels que ZAP Québec, Evollia, VETIQ, IBM, Parc technologique de Québec et la Chaire de recherche sur les cultures numériques de l’Université Laval. Ils se sont demandé comment le numérique pourrait améliorer la vie quotidienne de citoyens en regard des infrastructures. Les réponses ont touché la gestion de circulation via le numérique, l’utilisation de données ouvertes, le déneigement géoguidé des trottoirs et l’optimisation de ses parcours, et la simulation 3D des projets d’urbanisation.

L’ITIS a aussi développé, dans le cadre de l’Entente de développement culturel entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications, en partenariat avec la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique de l’Université Laval, l’application mobile Découvrir Québec qui regroupe une centaine de points d’intérêts patrimoniaux du Vieux-Québec et du quartier Saint-Roch.

En 2014, l’ITIS a publié plusieurs articles démystifiant les villes intelligentes dans Le Sablier, magazine officiel de l’Association des directeurs généraux des municipalités du Québec, et dans Plan, la revue de l’Ordre des ingénieurs du Québec.

Lors de la conférence Les Affaires Ville intelligente du 22 octobre 2014 à Montréal, l’ITIS a exprimé qu’il n’y a pas de solution unique pour créer une ville intelligente; il faut agir en fonction des forces et des faiblesses, en mettant les forces en évidence et en respectant des écosystèmes existants. L’Institut prône une approche par projets à moyen et à long terme, en lançant des projets pilotes et des expérimentations que la ville peut utiliser comme laboratoire. Sa stratégie est basée beaucoup sur la collaboration, le codesign et la cocontruction.

 

Maire Régis Labeaume

Lors de l’événement Ville intelligente, le maire de Québec Régis Labeaume, a exprimé sa vision de la ville intelligente dans une optique de projets à court terme. Selon lui, la ville intelligente est d’abord une ville performante et informée. Il a donné comme exemple qu’à Québec, l’état des tuyaux de l’infrastructure d’égouts et de canalisation du territoire complet est connu. Selon lui, grâce aux nouvelles technologies, il est possible de poser des diagnostics et de faire des prévisions. On peut connaître quand et où il faut faire des travaux. La performance se mesure alors, grâce aux technologies, en notre capacité de prioriser les travaux sur un certain nombre d’années, de calculer le retour sur l’investissement à court terme et de savoir combien de postes nous pouvons couper.

Dans son entrevue donnée au journal Les affaires la veille du congrès Ville intelligente et dans le style qu’on lui connaît, Régis Labeaume a mentionné : « la seule chose que je veux savoir quand on me présente un projet informatique, c’est combien de postes je peux couper ». Québec n’est pas encore assez avancée en technologies, selon lui. Québec a, par ailleurs, un programme de soutien au développement d’entreprises technologiques dans le but de les aider à créer des solutions susceptibles de rendre la ville plus efficiente.

Le maire Labaume déclare de ne pas vouloir être à la mode ou créer une révolution numérique, car sa priorité est la réfection des infrastructures, pour pouvoir structurer les finances et payer la dette de la Ville.

 

Initiatives

En mai 2014, la Ville de Québec, en partenariat avec CAA Québec et la Ville de Lévis, a pris l’initiative de développer l’application Mon trajet, qui aide les automobilistes à éviter la congestion sur le réseau routier.

La Ville a aussi, en collaboration avec le Réseau de transport de la Capitale, lancé le projet Gestionnaire artériel, une composante du système de transport intelligent qui permet d’assurer une souplesse dans le traitement des multiples données nécessaires au bon fonctionnement du réseau routier. La mise en place de ce projet est prévue pour l’année 2017.

Le 2 mars 2015, en partenariat avec Québec International, Québec a lancé l’incubateur-accélérateur technologique Le Camp, un programme de coaching et de formations pour développer ou valider des modèles d’affaires, et une offre d’activités et d’événements pour dynamiser l’écosystème entrepreneurial et favoriser le réseautage entre acteurs et partenaires stratégiques.

Notons qu’à partir de l’automne prochain, une application sera mise au point pour avertir par messages textes les citoyens abonnés de l’arrivée imminente de la déneigeuse : les véhicules de déneigement seront munis de puces et les citoyens pourront connaître le moment de leur passage dans une rue.

 

Démarche vers une ville intelligente

Afin de donner plus de capacité au management dans sa démarche vers une ville plus intelligente, Québec a confié le mandat d’établir un diagnostic et d’élaborer un plan intégré de développement à l’Institut de gouvernance numérique (ING), nouvel organisme à but non lucratif consacré à la mise en œuvre de la démocratie ouverte et à la gouvernance numérique.

ING organise des ateliers collaboratifs destinés aux élus et aux gestionnaires d’organisations publiques et privées. Ces ateliers ont pour but de faire prendre « conscience des enjeux de la gouvernance numérique et de comprendre comment engager une démarche concrète d’amélioration de l’efficience par le décloisonnement de certaines informations déjà existantes dans l’organisation. Comment gérer efficacement une plus grande transparence et une plus grande participation des citoyens à l’atteinte des objectifs de l’organisation ».

Dans son entrevue à Plan, Jean-François Gauthier, vice-président de l’ING, explique que la gouvernance numérique n’est pas une révolution, mais plutôt une évolution incontournable de la gestion publique. C’est aussi « un levier d’amélioration de la prise de décision des décideurs à travers l’élargissement et la diversification des sources d’information avec les nouveaux outils qu’offre le numérique. Cette approche vise l’émergence progressive d’un nouveau “modèle d’affaires” basé sur la transparence, la participation et la coopération ».

 

Et la participation démocratique?

Quoique très peu ou jamais abordée dans les discours du maire Labeaume et dans les médias, la participation de la population de Québec est présente pour tester ou valider certains projets en court. Par exemple, la contribution à l’opération Mon trajet. Dans son entrevue donnée à Plan l’an dernier, Denis Deslauriers, directeur du Service des technologies de l’information et des télécommunications (TIT) à la Ville de Québec, a mentionné que Québec utilise les conseils de quartiers pour consulter ses citoyens sur différentes questions. Les citoyens de Québec ont aussi la possibilité de participer aux séances du conseil municipal par l’entremise des médias sociaux.

Selon Denis Deslauriers, la Ville vise une communauté intelligente plus qu’une ville intelligente dans laquelle les résidents comprennent que la responsabilité de la communauté n’est plus seulement la responsabilité des politiciens, mais aussi la leur.

 

Conclusion

Malgré les grandes initiatives entreprises en termes de données ouvertes et d’applications intelligentes, Québec n’est pas prête à devenir une ville plus intelligente par la gouvernance intelligente, car il y a beaucoup d’étapes à franchir. Son approche est celle d’un gestionnaire, orientée vers les produits et basée sur les priorités budgétaires et le retour sur l’investissement se limite au court terme. Le maire Labeaume déclare qu’il ne veut pas créer de révolution numérique et oublier de payer la dette. Il favorise les données ouvertes, la créativité et le développement technologique, car les technologies pourront grandement améliorer la performance de l’infrastructure, ce qui permettra à la Ville de diminuer sa dette.

En écoutant son entrevue lors de la conférence Ville intelligente, mon niveau de motivation est tombé bien bas. La Ville de Québec ne veut pas de créer la révolution numérique? Mais nous vivions pourtant DÉJÀ cette révolution!

Villes intelligentes : Ville de Montréal

Villes intelligentes : Ville de Montréal

 

Aujourd’hui, on ne définit plus le monde par pays ou par continents. On le définit à partir des villes. La ville intelligente est un laboratoire formidable qui nous amène à affronter de grands problèmes, mais avec une source d’inspiration et des solutions différentes. La ville intelligente est un moyen facile d’assurer la connectivité entre les villes, mais d’abord pour avoir un impact direct sur la population. Penser globo pour développer loco, ou agir localement pour le bien-être de la planète .
Denis Coderre, maire de Ville de Montréal

 

Lors de la conférence Ville intelligente, organisée par Les Affaires le 22 octobre dernier à Montréal, les maires Régis Labeaume et Denis Coderre ont présenté leur vision de villes intelligentes comme future image de leurs villes respectives. Qu’est-ce que présent alors la Ville de Montréal comme une ville intelligente?

Après la médiatisation des scandales des dernières années dans des villes comme Montréal et Laval, la Ville de Montréal vit sa transformation vers une ville intelligente. De son côté, la ville de Québec figurait, en 2014, parmi les 21 premières villes intelligentes du monde, selon le palmarès de l’Intelligent Community Forum.

Selon la définition du maire Denis Coderre, la ville intelligente, c’est une fin et un moyen. C’est aussi une culture de gouvernance avec une grande fluidité dans les processus décisionnels. C’est la capacité de lier des données afin de pouvoir, de façon beaucoup plus transparente qu’avant, établir un nouveau lien entre le citoyen et l’administration. Cela est aussi vrai pour le milieu entrepreneurial : la collecte de données auprès des clients/usagers rend les entreprises plus performantes, car elle leur permet d’anticiper, d’évaluer ce qu’elles font et d’adopter des méthodes de prévention. Cela signifie avoir un impact direct sur le développement durable d’une organisation. Si la ville intelligente recueille des données, elle peut, à partir de celles-ci, mieux comprendre et mesurer les gestes qu’elles peuvent poser.

«Prenons un exemple, dit maire Coderre. Disons que comme dirigeant d’une ville, vous souhaitez prendre des actions afin de réduire la production de gaz à effet serre. Vous pouvez créer une politique de stationnement en utilisant des données réelles pour vous guider. L’intelligence numérique et une application appropriée vous permettront de savoir combien de places de stationnement sont disponibles en temps réel, et de comprendre les besoins réels pour éviter que les automobiles tournent en rond à chercher une place et produisent des gaz à effet serre. Cette performance a aussi un impact direct sur la qualité de vie des citoyens. Il s’agit donc d’un moyen qui utilise les outils technologiques actuels et qui lie les données entre elles, mais il s’agit aussi d’une culture beaucoup plus transparente qui rapproche une organisation de ses citoyens et de leurs attentes.»

Selon Denis Coderre, les villes sont dans un virage important : la notion de connectivité redéfinit présentement le monde. Quand on parle d’infrastructure, c’est du monde entier que l’on parle. C’est l’utilisation de la fibre optique qui donne à la population un plus grand accès à l’information des villes, qui permet de poser des questions et d’obtenir des réponses.

Tant à Québec qu’à Montréal, les villes intelligentes sont des villes de savoir. On a aussi une diversité d’une ville de design et de créativité. Donc toute la question créative, culturelle, technologique de savoir fait en sorte que lorsque vous donnez des données ouvertes, la capacité d’offrir les données à la population permet justement la réorganisation et un lien encore plus précis entre le citoyen et l’administration. Parce qu’eux-mêmes, soit dans le milieu d’affaires ou soit dans le milieu d’étudiants, développent des applications qui ont un impact direct sur la qualité de vie des citoyens. Donc, la ville intelligente est aussi une notion de la créativité et de connectivité, mais ce n’est pas juste un one way. Nous, on est un peu poussé par l’image, on donne de l’environnement propice à l’investissement, à la créativité, mais ce sont vraiment ces acteurs qui peuvent former ou constituer le type de villes dans lesquelles ils veulent vivre.

Aujourd’hui, on ne définit plus le monde par pays ou par continents. On le définit à partir des villes. La ville intelligente est un laboratoire formidable qui nous amène à affronter de grands problèmes, mais avec une source d’inspiration et des solutions différentes. La ville intelligente est un moyen facile d’assurer la connectivité entre les villes, mais d’abord pour avoir un impact direct sur la population. Penser globo pour développer loco, ou agir localement pour le bien-être de la planète. La ville intelligente est outil vivant qui permet d’avoir un énorme retour sur l’investissement, parce que les laboratoires d’expérimentation sont établis pour des cas précis.

À propos de sa performance, Montréal investit dans une réorganisation qui n’est pas fondée sur l’argent, mais sur la connectivité des gens sur le plan institutionnel, sur la participation continue et rapide entre les parties concernées. Cet grâce à outil vivant que la ville intelligente permet un retour sur l’investissement intéressant. La Ville a sa propre signature et sa propre conjoncture, mais son infrastructure vise à obtenir des réponses et à adopter de nouvelles façons de faire.

La ville intelligente est une économie d’échelle, parce qu’elle donne plus de valeur à la participation démocratique, ce qui fait que les citoyens participent davantage et ont un niveau de responsabilité plus élargi, à tous les niveaux, et peuvent avantageusement prendre leur ville en main. C’est ça la ville intelligente!

Ayant pour ambition de faire de Montréal un modèle mondial de ville intelligente d’ici 2017, la Ville a créé le Bureau de la ville intelligente et numérique (BVIN) qui encadre des projets de transformation touchant tous les aspects de la vie citoyenne.

L’été dernier, Montréal a sollicité la participation de ses citoyens lors du Défi Info-Neige, afin de créer, grâce à leur collaboration, l’application mobile qui gérerait le processus de déneigement. Ce défi de six semaines a été lancé en décembre dès la première tempête de neige et a enregistré 50 problèmes dans 5 arrondissements. Grâce à l’outil, la métropole peut maintenant ajuster ses services, car elle connaît mieux quels sont les problèmes et où ils se situent.

Parallèlement à ce défi, un autre mouvement a marqué la ville intelligente de Montréal le 5 août : Startups pour Montréal intelligente. Cent trente participants, dont des designers d’applications, des entrepreneurs et des développeurs, se sont rassemblés dans les locaux de Google Montréal. Le but était de réunir les communautés de designers (ToutLeMondeUX), d’open data (Nord Ouvert) et d’affaires (cllbr) et de leur demander de réfléchir collectivement aux enjeux de Montréal intelligente. Dans leur rapport Vers un écosystème startup pour une Montréal intelligente rédigé conjointement par les trois organisations, les participants ont conclu « trois principaux points sur lesquels se pencher, collectivement, pour faire de Montréal une ville intelligente à la hauteur de son potentiel » :

  • La collaboration : le développement de stratégies de données ouvertes devrait se faire de concert avec l’écosystème des parties concernées qui en feront l’usage ou qui en bénéficieront indirectement (utilisateurs finaux).
  • L’usager au cœur de la ville : l’identification des problèmes vécus par l’utilisateur final, citoyen, entreprise ou organisme, doit avoir préséance sur la sélection d’une technologie ou d’une solution spécifique. La ville intelligente répond d’abord et avant tout à des dynamiques humaines et sociales, plutôt que technologiques.
  • L’efficacité pour le bien de tous : pour contribuer efficacement à son développement économique, la ville intelligente doit miser sur les gains en efficacité pour les entreprises comme pour les citoyens. Pour la Ville de Montréal, cette recherche d’efficience se traduit particulièrement sur le plan des espaces publics et privés, du temps, et des connaissances, idées et projets pouvant être générés sur son territoire.

En janvier 2015, la Ville de Montréal a annoncé sa stratégie de Montréal la ville intelligente et numérique, une vision qui repose sur la vision des Montréalais quant à la mobilité urbaine, les services directs aux citoyens, le cadre de vie, le processus démocratique et le développement économique. La vision créée « par et pour les citoyens », basée sur les appels, les courriels, les sondages reçus, et sur les causeries et les consultations citoyennes qui ont été organisées l’an passé.

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En conclusion, le GRAND virage de la Ville de Montréal vers une ville intelligente comme culture de la démocratie participative n’était pas qu’une promesse. Elle visait avant tout la connectivité entre les gens, leurs besoins et leurs visions en tant que membres actifs de leur ville intelligente. Les citoyens utilisateurs, les entreprises et les élus se sont mobilisés afin de se lancer dans un très beau défi : la création d’une société transparente, c’est-à-dire la ville intelligente au sein de laquelle ils sont tous des acteurs importants et déterminants du futur créé PAR et POUR eux aujourd’hui.

 

Communautés intelligentes : Ville de Saint-Eustache

Souvent les municipalités perçoivent ces laboratoires comme des expérimentations autour du développement d’applications, mais ce qui est essentiel, c’est de développer une philosophie de gestion autour de ces expérimentations.
Christian Bellemare, DG de la Ville de St-Eustache

 

Selon la définition de l’International Community Forum (ICF), le début d’une communauté intelligente prend souvent source dans une crise causée par le ralentissement économique ou par la prise de conscience des risques profonds liés à l’avenir. Le besoin de création de communautés intelligentes touche aussi l’économie du Québec. D’ailleurs, le 22 octobre dernier, les administrations de municipalités et les institutions québécoises se sont réunies à Montréal à la conférence Ville intelligente organisée par le journal Les Affaires, où elles ont exposé leur vision du développement de leur ville ou des communautés intelligentes dans un avenir proche. Afin de tracer un portrait général des tendances concernant les villes intelligentes, j’utiliserai quelques exemples qui ont particulièrement attiré mon attention.

 

Ville de Saint-Eustache

La Ville de Saint-Eustache vise une approche axée vers le citoyen/client : son approche est de créer de l’économie sur l’utilisation de ressources en faisant du développement adapté aux besoins réels des citoyens, en temps réel. Son développement stratégique repose sur l’expérimentation. Dans sa démarche vers une ville intelligente, la Ville de Saint-Eustache vise deux objectifs :

  1. Améliorer la qualité des services offerts tout en réduisant l’utilisation de ressources et en assurant la rétroaction entre le citoyen/client et l’administration municipale.
  2. Orienter le développement stratégique de l’administration autour du principe de ville intelligente, en en faisant son credo organisationnel, le vecteur de sa philosophie de gestion, et en mettant l’usager au cœur de ses processus. Le citoyen/usager de Saint-Eustache devient ainsi lui-même le producteur de l’information. L’administration de St-Eustache souhaite obtenir une rétroaction du citoyen, soit sur le fonctionnement des services municipaux ou tout simplement pour obtenir son appréciation de l’expérience vécue lors de l’utilisation de ses services.

À cet effet, la municipalité de Saint-Eustache a mis au service de ses citoyens deux applications mobiles :

Voilà ! qui permet au citoyen de localiser, de photographier et d’envoyer tous problèmes non urgents en regard de problèmes observés dans la rue, dans un parc ou un quartier de la ville. Aujourd’hui, cette application est déjà utilisée par Magog, Drummondville et plusieurs autres villes du Québec.

Layar qui permet au citoyen d’obtenir instantanément de l’information sur les différentes chroniques du bulletin municipal.

Selon Christian Bellemare, directeur général de la Ville de St-Eustache et vice-président de l’ADGMQ (Association des directeurs généraux des municipalités du Québec), il est essentiel de mener le conseil municipal de manière concrète et de réagir publiquement dans une démarche émergente de ville intelligente. Il faut également assurer l’engagement de tous les acteurs de l’organisation, notamment les responsables de services. M. Bellemare souligne que souvent les municipalités perçoivent ces laboratoires comme des expérimentations autour du développement d’applications, mais ce qui est essentiel, c’est de développer une philosophie de gestion autour de ces expérimentations.

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